Santé & protection sociale
Le débat porte sur trois points : qui paie les soins (Sécurité sociale, mutuelles, patients), comment attirer des médecins là où il en manque, et le sort de l'aide médicale d'État (AME), réservée aux étrangers en situation irrégulière à faibles ressources et devenue un marqueur politique. 3435
Les encadrés « Ce qui plaide pour » et « Ce qui fait débat » résument les arguments des défenseurs et des critiques de chaque mesure : chiffrages d'instituts, avis de juristes, réactions des adversaires. Ils sont rédigés pour les principaux candidats et ne constituent pas un avis.
Extrême gauche
Financer les hôpitaux, les écoles et la lutte contre les incendies « plutôt que les marchands d'armes ».
Ce qui plaide pour
Priorité aux services publics plutôt qu'à l'armement.Ce qui fait débat
Aucune mesure précise.Gauche & écologistes
+3 Md€ pour l'hôpital et 10 000 postes de soignants dans le budget rectificatif 2027.
Ce qui plaide pour
Des moyens chiffrés pour l'hôpital public.Ce qui fait débat
Le coût des 10 000 postes n'est pas indiqué.Soins remboursés à 100 % par la Sécurité sociale, plan de prérecrutement des personnels de santé.
Ce qui plaide pour
Supprimerait le reste à charge et les inégalités liées aux mutuelles.Ce qui fait débat
Les dépenses passeraient des mutuelles à la Sécurité sociale, donc aux cotisations ou à l'impôt.Santé mentale des jeunes érigée en grande cause nationale ; aides sociales de base versées automatiquement.
Ce qui plaide pour
La santé mentale des jeunes érigée en grande cause nationale.Ce qui fait débat
Pas de chiffrage.Un service public d'accompagnement à domicile après la naissance ; un congé parental mieux payé et plus long, avec une part réservée à chaque parent ; un congé d'allaitement rémunéré et facultatif.
Ce qui plaide pour
Mieux partager le congé entre les parents et soutenir les familles après la naissance.Ce qui fait débat
Coûts non chiffrés.Centre
Pour les familles monoparentales : pensions alimentaires exonérées d'impôt pour le parent qui les reçoit (« autour d'un milliard d'euros »), un « droit au répit » (garde d'enfants le soir, le week-end ou en urgence, avec la CAF et les collectivités) et une carte de réductions.
Ce qui plaide pour
Cible les 2,4 millions de familles monoparentales, souvent les plus exposées à la pauvreté.Ce qui fait débat
Environ 1 Md€ par an pour la seule exonération, alors qu'il promet 150 Md€ d'économies.Une allocation familiale unique de 350 € par mois dès le premier enfant, familles monoparentales comprises ; pas d'impôt sur le revenu pendant trois ans après une naissance pour les familles qui travaillent et paient moins de 3 000 €, une réduction de 3 000 € au-delà. Coût non chiffré.
Ce qui plaide pour
Une aide lisible dès le premier enfant, alors que le système actuel favorise les familles nombreuses.Ce qui fait débat
Ni coût ni financement annoncés ; l'allocation unique ferait des perdants parmi les familles de trois enfants et plus.Droite
Un « revenu familial » de 240 € par mois dès le premier enfant, près de 1 000 € à partir du troisième, versé aux familles étrangères après au moins cinq ans de résidence et de travail (40,3 Md€, compensés par 41 Md€ d'économies dont la suppression des allocations actuelles) ; congé de naissance porté à six mois, payé 70 % du salaire (700 M€) ; aide aux entreprises pour financer des places de crèche.
Ce qui plaide pour
Une aide dès le premier enfant et un congé de naissance plus long, pour soutenir la natalité.Ce qui fait débat
Montant élevé (40,3 Md€) financé en partie par la suppression des aides actuelles ; la condition de cinq ans pour les étrangers pourrait être contestée au nom de l'égalité.Doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030, supprimer les ARS au profit des préfets et des élus, mieux rembourser les actes dans les zones sous-dotées (conventionnement différencié), une maison de santé par canton.
Ce qui plaide pour
Supprimer les ARS, jugées bureaucratiques, et rapprocher les décisions du terrain.Ce qui fait débat
Doubler le nombre d'étudiants ne produira des médecins qu'au bout de longues années d'études.Souverainistes & divers
Lits de réanimation doublés à 10 000 en cinq ans (2,5 Md€ par an), arrêt des fermetures de lits et réouverture d'un établissement par département, 12 000 médecins formés par an, reprise par l'État de toute la dette des hôpitaux.