Numérique & IA
C'est l'un des thèmes les moins traités par les candidats : plusieurs favoris n'ont encore rien publié sur le numérique ou l'intelligence artificielle.
Les encadrés « Ce qui plaide pour » et « Ce qui fait débat » résument les arguments des défenseurs et des critiques de chaque mesure : chiffrages d'instituts, avis de juristes, réactions des adversaires. Ils sont rédigés pour les principaux candidats et ne constituent pas un avis.
Gauche & écologistes
Une « CECA du numérique », des logiciels libres et des algorithmes ouverts, l'État « premier client » de la technologie européenne.
Ce qui plaide pour
Une politique industrielle européenne du numérique.Ce qui fait débat
Elle dépend de l'accord des partenaires européens.Aucun refus d'aide, de place ou de titre fondé sur une IA sans examen humain ; évaluation contraignante des IA les plus puissantes par l'INESIA.
Ce qui plaide pour
Un droit de recours à un humain face aux décisions prises par une IA.Ce qui fait débat
À articuler avec le règlement européen sur l'IA.Contrôle public des infrastructures stratégiques de l'IA.
Ce qui plaide pour
Garder la maîtrise publique d'infrastructures jugées stratégiques.Ce qui fait débat
Le périmètre et le coût ne sont pas précisés.Centre
Une régulation internationale de l'IA sur le modèle du nucléaire, la commande publique au service des champions français comme Mistral, un assistant d'IA souverain pour les étudiants.
Ce qui plaide pour
Soutenir les champions français de l'IA par la commande publique.Ce qui fait débat
Une régulation internationale de l'IA suppose l'accord des États-Unis et de la Chine.« Buy European Tech Act » pour les achats publics de technologies critiques, « CECA du XXIe siècle » pour les semi-conducteurs et le calcul, 100 000 ingénieurs formés par an au lieu de 40 000.
Ce qui plaide pour
Réduire la dépendance technologique de l'Europe avec des objectifs chiffrés.Ce qui fait débat
La préférence européenne dans les achats publics peut renchérir les équipements.Souverainistes & divers
Fonds souverain IA de « plusieurs milliards d'euros », cloud souverain indépendant des fournisseurs américains, label « IA made in France », agence nationale de l'éthique et de la sécurité des IA.