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Chaque dossier résume ce qui oppose les candidats, puis détaille leurs propositions de la gauche vers la droite. Les mots soulignés en pointillé sont expliqués : survolez-les ou touchez-les.

Retraites

17 candidats ont une position9 mesures chiffrées9 silencieux
L'essentiel du thème en trois phrases
Où en est-on ?

La réforme de 2023 a repoussé l'âge légal de 62 à 64 ans. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 l'a suspendue : le calendrier est gelé jusqu'à fin 2027, avec une reprise prévue en 2028. La suspension n'est pas une abrogation. Le prochain président devra donc trancher : reprendre la réforme, l'abroger ou en faire une autre. 1112

Une décision qui s'impose au prochain président : la suspension prend fin en 2028.
62 ans 9 moisâge légal pour la génération 1964 après la suspension (64 ans à partir de la génération 1969)
8 à 14 Md€coût annuel d'une abrogation de la réforme de 2023 : 8,2 Md€ en 2027 selon l'Institut Montaigne, 14,1 Md€ en 2030 selon l'étude d'impact du gouvernement
Recoupé avec : Institut Montaigne 13 · Moneyvox 14
≈ 35 Md€coût annuel d'un retour à 60 ans (abrogation 8,2 + 27 Md€) selon l'Institut Montaigne. Jusqu'à 50-120 Md€ selon Gilbert Cette (président du COR), si l'on compte les recettes perdues
Recoupé avec : Institut Montaigne 13 · Moneyvox 14
Qui en parle parmi les principaux candidats ?
Ce qui les oppose
Âge légal60 ans avec 40 annuités pour LFI, retour à 60 ans au PCF, 55 ans pour les métiers pénibles chez Kazib ; 60 ans pour les carrières commencées avant 20 ans au RN, puis 62 ans ; dès 63 ans avec décote et 65 ans à taux plein chez Retailleau ; 65 ans chez Lisnard ; 64 ans puis 65 ans et 45 annuités en moins de dix ans chez Philippe ; 62 ans chez Glucksmann ; suppression de l'âge légal chez Attal.
Capitalisationun pilier par capitalisation chez Retailleau (pour les jeunes), Lisnard (jusqu'à 40 % des pensions), Attal (« une dose »), au RN et chez Xavier Bertrand ; un plan d'épargne retraite pour chacun chez Philippe, la répartition restant le socle. Asselineau veut inscrire la répartition dans la Constitution.
Pénibilitépoint de convergence, de Ruffin à Cazeneuve en passant par Glucksmann et Tondelier.
ChiffrageRetailleau attend 40 Md€ d'économies sur cinq ans ; LFI chiffre à 9 Md€ le retour à 62 ans en 2027. Philippe a fixé un calendrier (64 puis 65 ans) sans chiffrage ; Attal et Glucksmann n'ont pas encore publié de réforme détaillée.

Les encadrés « Ce qui plaide pour » et « Ce qui fait débat » résument les arguments des défenseurs et des critiques de chaque mesure : chiffrages d'instituts, avis de juristes, réactions des adversaires. Ils sont rédigés pour les principaux candidats et ne constituent pas un avis.

Extrême gauche

Lutte ouvrière
Chiffré

Aucune pension sous 2 200 € net. L'éditorial ne fixe ni âge de départ ni durée de cotisation.

Ce qui plaide pour

Garantirait un revenu décent à tous les retraités, y compris aux carrières incomplètes.

Ce qui fait débat

Ni financement ni âge de départ. 2 200 € net dépasserait de près de 50 % le SMIC net actuel.
Sources de l'analyse : Lutte ouvrière 110 · info.gouv.fr 19
Document cité : Éditorial de Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière n° 3031, 02/09/2026
· Source : Lutte ouvrière 110
Vérifié le 22 octobre 2026

Gauche & écologistes

La France insoumise
Chiffré

Retraite à 60 ans avec 40 annuités.

Ce qui plaide pour

Ses défenseurs invoquent l'usure au travail et l'idée qu'un départ plus tôt libère des emplois pour les jeunes.

Ce qui fait débat

Coût très élevé : environ 35 Md€ par an pour le seul retour à 60 ans selon l'Institut Montaigne, jusqu'à 50 à 120 Md€ selon le président du COR si l'on compte les recettes perdues. LFI chiffre à 9 Md€ la première étape (retour à 62 ans).
Sources de l'analyse : Institut Montaigne 13 · Moneyvox 14 · LCP 134
Document cité : LCP, « Que proposent les candidats à l'Élysée sur les retraites ? », 16/09/2026
· Source : LCP 134
Vérifié le 22 octobre 2026
Chiffré

Abrogation de la retraite à 64 ans et retour à 60 ans ; hausse générale des salaires et des pensions indexée sur l'inflation.

Ce qui plaide pour

Retour à la retraite à 60 ans, réclamé par une partie des syndicats.

Ce qui fait débat

Coût très élevé (environ 35 Md€ par an selon l'Institut Montaigne), sans financement détaillé dans le pacte du PCF.
Sources de l'analyse : Institut Montaigne 13 · PCF 105
Document cité : PCF, « Un pacte national pour l'avenir de la France », 09/07/2025
· Source : PCF 105
Vérifié le 22 octobre 2026
Annoncé

Départ anticipé pour les métiers les plus pénibles ; abrogation de la retraite à 64 ans comme « premier pas ».

Ce qui plaide pour

Cible les métiers les plus usants plutôt qu'un âge unique pour tous.

Ce qui fait débat

Il faut définir les métiers « pénibles » : quatre critères (charges, postures, vibrations, agents chimiques) ont été retirés du compte pénibilité en 2017. Coût non chiffré.
Sources de l'analyse : Journal du Net 17 · Allodocteurs 18
Document cité : Lancement de campagne (Lyon Capitale, 26/04/2026) et manifeste de Debout !
· Source : Lyon Capitale 168 · Debout ! 109
Vérifié le 22 octobre 2026
Les Écologistes
Annoncé

Départ à 60 ans pour les carrières commencées avant 20 ans et les métiers pénibles, 62 ans pour les autres.

Ce qui plaide pour

Tient compte des carrières commencées tôt et des métiers pénibles.

Ce qui fait débat

Ni coût ni financement publiés.
Sources de l'analyse : LCP 134
Document cité : LCP, « Que proposent les candidats à l'Élysée sur les retraites ? », 16/09/2026
· Source : LCP 134
Vérifié le 22 octobre 2026
Place publique (primaire PS-PP)
Annoncé

Abroger la réforme de 2023 et la remplacer par une réforme fondée sur la pénibilité et la durée de cotisation, sans faire de l'âge légal la priorité.

Ce qui plaide pour

Il refuse le retour général à 60 ans et cible les carrières hachées et les métiers pénibles.

Ce qui fait débat

Âge cible et financement restent flous. Une simple abrogation de la réforme de 2023 coûterait 8 à 14 Md€ par an.
Sources de l'analyse : LCP 107 · LCP 138 · Institut Montaigne 13 · Moneyvox 14
Document cité : Débat devant le Medef (LCP, 27/08/2026) et LCP, 19/06/2026
· Source : LCP 107 · LCP 138
Vérifié le 22 octobre 2026
La Convention
Annoncé

Réformer par la durée de cotisation plutôt que par un nouveau recul de l'âge légal ; rétablir les critères de pénibilité retirés en 2017 (postures, charges lourdes, vibrations, risques chimiques).

Ce qui plaide pour

Jouer sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge pénalise moins ceux qui ont commencé à travailler tôt.

Ce qui fait débat

La réforme Touraine porte déjà la durée à 43 ans pour les générations nées à partir de 1973. Pas de chiffrage.
Sources de l'analyse : Public Sénat 15 · La finance pour tous 16
Document cité : La Convention, « Tenir la promesse de la France », 15/07/2026
· Source : La Convention 103
Vérifié le 22 octobre 2026

Centre

Renaissance
Annoncé

Supprimer l'âge légal : plus on travaille, plus la pension est élevée, avec de vraies décotes et surcotes et une « dose » de capitalisation.

Ce qui plaide pour

Chacun choisirait son âge de départ, avec des pensions ajustées à la durée travaillée.

Ce qui fait débat

Sans âge légal, les carrières courtes ou hachées risquent des pensions plus faibles. Pas de chiffrage publié.
Sources de l'analyse : LCP 134
Document cité : LCP, « Que proposent les candidats à l'Élysée sur les retraites ? », 16/09/2026
· Source : LCP 134
Vérifié le 22 octobre 2026
Chiffré

Revenir d'abord à 64 ans et 43 années de cotisation (la réforme de 2023), puis passer à 65 ans et 45 années « en moins de 10 ans » ; départs anticipés maintenus (carrières longues, handicap) ; un système mixte où la répartition reste le socle, avec un plan d'épargne retraite pour chacun ; gestion confiée aux partenaires sociaux sous une « règle d'or » d'équilibre.

Ce qui plaide pour

Un calendrier clair, justifié par la démographie (moins d'actifs par retraité) ; la répartition reste le socle.

Ce qui fait débat

Aller jusqu'à 65 ans et 45 annuités ferait de la France l'un des pays les plus exigeants d'Europe ; le gain financier n'est pas chiffré et le retour aux 64 ans relance un conflit social.
Sources de l'analyse : Public Sénat 137
Document cité : Vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, compte rendu Public Sénat, 29/09/2026
· Source : Public Sénat 137
Vérifié le 22 octobre 2026

Droite

Les Républicains
Chiffré

Départ possible dès 63 ans avec une décote de 7 % par an, taux plein à 65 ans même sans toutes les annuités, puis indexé sur l'espérance de vie ; pilier de capitalisation pour les jeunes (25 à 30 % de leur pension). Il en attend 40 Md€ d'économies sur cinq ans.

Ce qui plaide pour

La décote entre 63 et 65 ans laisse à chacun le choix de son départ ; lier l'âge à l'espérance de vie dépolitise les réformes futures.

Ce qui fait débat

Il en attend 40 Md€ sur cinq ans, mais le mécanisme d'indexation n'est pas défini et la capitalisation exige une transition coûteuse.
Sources de l'analyse : LCP 136
Document cité : Interview sur LCI du 22/09/2026, compte rendu LCP, 23/09/2026
· Source : LCP 136
Vérifié le 22 octobre 2026
Nouvelle Énergie
Chiffré

Âge légal porté à 65 ans, avec une pension de base pour tous à cet âge ; bascule progressive vers la capitalisation, financée par des cotisations obligatoires, jusqu'à environ 40 % des pensions. Minimum vieillesse porté à 1 000 € par mois.

Ce qui plaide pour

Combine une pension de base pour tous et une épargne obligatoire.

Ce qui fait débat

Les 65 ans s'appliqueraient à tous. Basculer 40 % des pensions vers la capitalisation fait payer deux fois une génération : pour les retraités actuels et pour sa propre épargne.
Sources de l'analyse : Nouvelle Énergie 111
Document cité : Nouvelle Énergie, « L'ambition française de David Lisnard », 2026 Vérifié le 22 octobre 2026
Nous France
Annoncé

Défend une part de retraite par capitalisation.

Document cité : Interview au Figaro, compte rendu LCP, 03/08/2026
· Source : LCP 167
Vérifié le 22 octobre 2026

Extrême droite

Rassemblement national
Chiffré

Départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, puis montée progressive vers 42 annuités et un âge légal de 62 ans. Le plan budgétaire d'octobre prévoit aussi un « pilier de capitalisation ».

Ce qui plaide pour

Répond à une demande forte : les carrières longues ont souvent commencé tôt, dans des métiers physiques.

Ce qui fait débat

La position a varié depuis 2022, et le plan budgétaire d'octobre prévoit aussi des économies sur les retraites sans détail.
Sources de l'analyse : LCP 107 · Public Sénat 106
Document cité : Débat devant le Medef (LCP, 27/08/2026) et plan budgétaire du RN (Public Sénat, 06/10/2026)
· Source : LCP 107 · Public Sénat 106
Vérifié le 22 octobre 2026
Rien de publié sur ce thème : Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, Natacha Polony.