Défense
Face à la guerre en Ukraine, la France a relevé son effort de défense. La loi de programmation militaire révisée en juillet 2026 prévoit 436 Md€ de 2024 à 2030. Au sommet de La Haye (juin 2025), les pays de l'OTAN ont fixé un objectif de 5 % du PIB pour la défense et la sécurité. 46474849
Les encadrés « Ce qui plaide pour » et « Ce qui fait débat » résument les arguments des défenseurs et des critiques de chaque mesure : chiffrages d'instituts, avis de juristes, réactions des adversaires. Ils sont rédigés pour les principaux candidats et ne constituent pas un avis.
Gauche & écologistes
Sortie de l'OTAN ; règlement de paix en Ukraine confié à l'ONU, par étapes.
Ce qui plaide pour
L'indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis.Ce qui fait débat
Ses critiques jugent cette position ambiguë dans le contexte de la guerre en Ukraine.Sortie du commandement intégré de l'OTAN, ratification du traité d'interdiction des armes nucléaires, refus de « l'économie de guerre ».
Ce qui plaide pour
Désarmement nucléaire et indépendance.Ce qui fait débat
Ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires reviendrait à renoncer à la dissuasion.Commande publique des armées orientée vers l'achat national ; coopérations de défense entre nations volontaires.
Réarmement « à proportion de la menace », maintien dans l'OTAN, réserve citoyenne élargie. Pas d'objectif budgétaire chiffré.
Ce qui plaide pour
Réarmer en restant dans l'OTAN.Ce qui fait débat
Pas d'objectif chiffré.Service civique obligatoire de dix mois pour tous les jeunes.
Ce qui plaide pour
Renforcer la cohésion nationale et le lien entre l'armée et la nation.Ce qui fait débat
Le coût et l'encadrement d'un service de dix mois pour tous ne sont pas chiffrés.Centre
Au moins 1 % du PIB consacré à des équipements produits en Europe, en plus de l'objectif OTAN de 3,5 % ; préférence européenne et programmes communs menés par un noyau d'États volontaires.
Ce qui plaide pour
Une base industrielle de défense européenne, moins dépendante des États-Unis.Ce qui fait débat
L'objectif OTAN de 3,5 % du PIB dépasse nettement la trajectoire votée (environ 2,5 %).Soutenir l'Ukraine comme « un investissement pour nous », en répondant à ses demandes de matériel, sur terre comme dans les airs, et en faisant payer la Russie ; faire de l'Europe « un continent puissance ».
Ce qui plaide pour
Présente le soutien à l'Ukraine comme une question de sécurité européenne.Ce qui fait débat
Pas de montant ni de calendrier ; faire payer la Russie dépend de décisions européennes.Souverainistes & divers
Budget de la défense porté à 2,5 % du PIB, service national obligatoire de trois mois, garde nationale de 100 000 réservistes, deux porte-avions, sortie du commandement intégré de l'OTAN.